MAIS OU SONT PASSES LES COMPTEURS DE GRAINS DE POUSSIERE
Notes de l’auteur
Ceusses qui égrainaient point par point l’érosion du monde
Ceusses qui nous disaient combien de temps il nous restait à bronzer sous le système solaire
Ceusses qui nous ouvraient la porte des enfers rigolos qui s’la pètent
(Ce poème n’a pas de sens
Ce qui est ma foi fort rassurant
Le sens des poèmes étant précisément
De n’en avoir pas)
Le taux de chômage en France est au plus bas depuis vingt cinq ans.
Celui de la pauvreté au plus haut.
On n’a pas encore mesuré le taux de la connerie.
Il paraît que les médias auraient une chance de remporter la palme
Faire du vent, c’est sympa
Or les artistes sont les spécialistes du vent
Or l’art ça vaut la peau du cul
(au
Bengale on dit ça vaut la peau du tigre)
Donc la peau du cul ça vaut du
vent
Et le vent du large
Et le vent de l’art
Au Crac on passe du bric à brac au toutatrac
C’est
sympa, les frigos sont toujours aussi rafraîchissants
(C’est pas difficile, une œuvre d’art est toujours soit sympa, soit génial)
Sous un arbre malade ( atteint de bétonyte )
Quelques clones avachis tripotent leurs doigts de pieds
« Dis donc le clone moyen
Y pue ton 4X4 , dit le clone numéro 134 au clone numéro 256
« Dis donc France Inter
On s’en fout du cac40 , fit le clone du bout du monde au clone de service
Vous pourriez le classer dans les émissions religieuses
Du dimanche matin …quand même …
Terriens, terriennes,
On va arriver
Préparez la soupe au chou
C’était un poème tambour.
D’ordinaire le poème tambour est accompagné d’un tambour
Ce qui le rend plus intéressant
Disons percutant
Ceci dit, percutant ou pas, un poème tambour est un fatras de mots, de phrases
Qui s’inspirent de tout et de rien,
Plus souvent de rien d’ailleurs
Ce qui lui confère une fraîcheur inégalée dans l’histoire de la
poésie
le poème tambour est un tract vivant
(Les notes de l'auteur sont parties intégrantes du poème)